Échange avec: Dominique Guenin / Auteure

En ce lundi, je vous propose une rencontre avec Dominique Guenin auteure Indépendante du roman « Les Gardiens du Sceau » présente lors du Salon du livre des auteurs indépendants de Marseille !

Dominique Guenin est l’une des rares auteurs à avoir décidé de se lancer dans l’Autoédition en 2013 avec l’intention de faire un petit geste pour ceux qui en font de grands pour la planète en reversant ses bénéfices à certaines d’entre elles.

Je peux dire que j’ai rencontré une auteure discrète mas avec le coeur sur la main. C’est un réel plaisir d’échanger avec elle sur nos lectures, sur ses écrits et ses futurs projets. Je lui souhaite que le meilleur pour la suite car elle le mérite beaucoup comme tant d’autres auteurs auto-édités qui méritent d’être connus.

Je vous propose de découvrir sa bibliographie ainsi que toute les associations qu’elle soutien en cliquant ici

 

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Dominique Guenin, pouvez vous vous présenter ?

Je suis née dans les Vosges mais j’ai vécu les 80 % de ma vie ici, dans le Sud de la France. Maman de deux enfants, je suis à présent la nounou exclusive de deux chats adorables et fantastiques. Ecrire n’est pas mon activité principale. Je suis secrétaire médicale dans cette vie « alimentaire » mais auteure dans la VRAIE vie.

Votre passion de l’écriture remonte à votre adolescence. Racontez-nous.

Comme beaucoup, je vais vous dire que je griffonnais des bouts de poèmes en cours, dans des coins de cahiers. Je n’étais pas une mauvaise élève, mais mes profs disaient que j’étais parfois dans la lune. J’étais assez « solitaire » et peut-être un peu sauvage, parce que très timide, alors je rêvais tout le temps. Je m’inventais un monde hors du temps, extra-terrestre même. Et en grandissant, je n’ai pas perdu ce besoin d’écrire.

Au contraire, il est devenu nécessaire à ma vie. Mais c’est bien plus tard que j’ai commencé à écrire des nouvelles puis des débuts de romans qui n’atteignaient rarement la trentaine de pages. J’ai enfin finalisé mon tout premier roman de bout en bout il y a une dizaine d’années à peine et c’est avec lui que je me suis lancée dans l’autoédition, quelques années plus tard, en 2013.

Vous mettez votre passion de l’écriture au service d’une belle cause, expliquez nous…

Depuis l’enfance, le respect de l’environnement est une nécessité pour moi. Tous les enfants aiment la nature, les animaux…enfin, j’espère que c’est toujours le cas… J’ai toujours adoré regarder des reportages sur la nature et les animaux sauvages dans leurs habitats naturels, et j’en regarde toujours. La Terre est si belle et si extraordinaire !

Quand j’étais petite, on m’offrait toujours à Noël des livres sur les animaux. Et j’aime les arbres, les forêts, les torrents, les montagnes, tout cela me rend humble devant l’immensité de la seule vraie Beauté, celle de notre Terre. Cette planète nous offre une chance unique d’y vivre en harmonie avec toutes les autres espèces, mais nous ne respectons rien, nous détruisons et nous oublions que nous faisons partie d’un tout et que chaque molécule sur Terre a son utilité pour toutes les autres. Je sais bien que je fais partie de cette société de consommation et je n’ai pas assez d’humilité pour pouvoir m’en passer totalement.

Mais, je sais que je peux faire certaines choses pour agir en faveur de l’environnement. J’ai changé certaines habitudes dans ma façon de vivre (par exemple, je suis végan –mais non militante- depuis une quinzaine d’années). Pourtant, je voulais faire plus encore. Et il est devenu évident pour moi que je pouvais utiliser ma passion de l’écriture pour cela. Et lorsque j’ai décidé de me lancer dans l’Autoédition en 2013, je l’ai fait avec l’intention de faire un petit geste pour ceux qui en font de grands pour la planète en reversant mes bénéfices à certaines d’entre elles. Mais, bien sûr, je ne peux pas donner à toutes.

En quelques mots, présentez nous ces associations et pourquoi avoir choisi celles-ci ?

J’ai fait le choix d’associations de sauvegarde de la nature, parce que c’est essentiel à mes yeux. S’occuper de la planète pour pouvoir s’occuper des Hommes… L’eau se raréfie. Si on n’agit pas pour protéger l’eau potable sur Terre, une partie de la population mondiale n’aura plus d’eau à boire dans quelques décennies.C’est pourquoi j’essaie de donner à WaterKeeper Alliance, une Association fondée par Robert F. Kennedy Jr. (parent de l’ancien président américain John F. Kennedy), qui fait un énorme travail de sensibilisation sur la fragilité de cet élément vital et agit pour la dépollution de l’eau dans le monde.

Les océans sont notre source principale de vie et si nous ne les protégeons pas, les Hommes ne survivront pas, non seulement à cause de la surpêche et tout ce qui entoure le massacre des espèces mais aussi à cause de ce qui rend l’océan malade en relation directe avec le dérèglement climatique. C’est pourquoi j’aide aussi l’Association Sea Shepherd que l’on ne présente plus je crois. Et puis, les arbres, les forêts que j’aime tant, je n’ai pas envie de continuer à les voir se décomposer à cause des mauvaises actions des Hommes alors qu’elles jouent, comme les océans, un rôle essentiel pour le cycle de vie de toutes les espèces, dont la nôtre.

C’est pourquoi, je soutiens aussi Cœur de Forêt et Arutam Zéro Déforestation, deux associations qui mettent leur énergie à reconstruire des forêts et à protéger leur biodiversité nécessaire à leur survie et à la nôtre par la même occasion. Avec chacun de mes livres, j’essaie de donner à ces associations. Bien sûr, il y en a beaucoup d’autres et c’est une excellente nouvelle, parce les consciences s’agitent.

Ainsi, il est facile de pouvoir aider, chacun de nous, selon nos propres moyens.

Pourquoi avoir choisi l’auto-édition ?

J’ai, comme beaucoup, tenté d’envoyer des écrits à des maisons d’édition qui n’ont pas donné suite. Alors, quand je me suis sentie de publier, l’Autoédition a été la meilleure option pour moi. La liberté d’être son propre patron, de pouvoir gérer de A à Z la chaîne de son propre livre. Le défi et donc la fierté aussi.

Et puis, le rythme est personnel, on n’a pas une épée de Damoclès au-dessus de la tête comme les auteurs des ME qui ont des calendriers de commandes à respecter. Personnellement, je publie en moyenne un ouvrage tout les dix huit mois. Mais, il peut s’écouler deux ans aussi, car l’écriture n’est pas un travail à plein temps pour moi (j’ai une activité professionnelle qui m’occupe 39 heures par semaines). Et une bonne raison aussi, c’est que les revenus sont plus motivants comparativement à ceux que touchent les auteurs dans les ME.

Et, bien que je ne vende que très peu de livres, je parviens néanmoins à donner tous mes bénéfices aux associations que je soutiens. Bien sûr, l’inconvénient majeur, lorsqu’on est autoédité, c’est de promouvoir ses écrits et il est difficile de toucher autant de monde que les auteurs de ME par une publicité bien trop onéreuse pour nous. Les réseaux sociaux sont de super outils pour nous, mais cela reste limité néanmoins.

Heureusement que les Salons du Livre des Indés commencent à réellement se développer partout, les chroniqueurs et blogueurs nous soutiennent de plus en plus. On nous fait peu à peu confiance et on se sent de moins en moins des « pestiférés »

C’est pour cette raison que vous avez participé en tant qu’auteure indépendante au salon des autos-édités à Marseille, pourquoi avoir choisi de participer à ce salon ?

J’habite à Marseille et il était impossible de rater cette magnifique occasion. J’ai été honorée et heureuse d’être sélectionnée avec 49 autres auteurs. D’autant plus que cet événement a été mis sur pied par des gens super motivés et sympas, qui ont bossé dur pour parvenir à un tel niveau pour un premier Salon.

Marseille se devait d’avoir « son » Salon des Indés d’envergure. Et j’ai tout de suite eu envie de leur apporter mon aide sur ce projet, parce qu’il était tout simplement génial.

On s’est rencontrés au Salon du Livre le 27/10, qu’en avez-vous pensé et que retiendrez vous de notre première rencontre ?

D’abord, ce Salon a été un fantastique événement et une magnifique journée. C’était mon tout premier et je souhaite à tout auteur qui n’a jamais fait de Salon d’en faire un premier comme celui-ci. L’ambiance était chaleureuse, la bonne humeur animait tout le monde et les organisateurs étaient géniaux et plein d’humour. Les lecteurs étaient au rendez-vous, parfois simples curieux, mais leur présence nous a fait du bien à tous.

J’ai fait la connaissance d’autres auteurs très sympathiques avec lesquels, je peux le dire, j’ai noué de vrais liens d’amitié, mais aussi des lecteurs, des chroniqueurs. Les Indés sont une grande famille et on adore se retrouver pour échanger à propos de nos ouvrages, nos expériences etc…et pour rigoler aussi, parce que les Indés ont toujours le sourire. Et j’ai également été ravie de te rencontrer (oui, car on se tutoie maintenant, Florian).

Tu nous mets à l’honneur par tes interviews, tes chroniques. Tu es à l’écoute des auteurs et tu nous fais confiance et ça, c’est très important pour nous. Merci pour ta gentillesse, ta disponibilité et ta bonne humeur.

Vous avez souhaité mettre en avant votre dernier roman « Les Gardiens du Sceau » se déroulant en Bretagne, ma terre natale… Pouvez-vous nous en parler ?

Mes deux premiers romans sont d’un style plutôt « fantasy », le 3e est une biographie d’un acteur américain, j’ai aussi publié un recueil de poèmes et ce dernier roman est plutôt une fiction qui mêle l’Histoire, la Science et l’Imaginaire (une chroniqueuse l’a récemment défini comme un thriller historique). Pour vous dire que je ne me cantonne pas à un style bien précis. « Les Gardiens du Sceau » est né de mon intérêt pour une « certaine » Histoire et la Science. Tout naturellement, j’ai cherché un moyen de faire un livre avec ça.

Mais, il m’est difficile d’en parler sans dévoiler des informations qui peuvent nuire au suspense. Je pourrais résumer le début ainsi : la découverte d’un artéfact dans une grotte sous-marine en Bretagne dont l’ancienneté est inconcevable, entraine un spéléologue, un paléo-géologue et une journaliste dans des aventures peu communes à travers la planète et le passé… J’aime les énigmes que nous pose l’Univers. Et, plus proche de nous, la Terre n’est pas avare de questionnements. Les profondeurs des océans nous sont toujours inconnues et nous découvrons encore des endroits inexplorés sur la terre ferme. J’avais envie de bousculer une idée reçue selon laquelle notre civilisation serait le summum du développement. C’était comme un jeu au départ, puis très vite, je me suis investie à 200%, effectuant de nombreuses recherches historiques et scientifiques pour étayer mon roman.

Je voulais que le cheminement de mes personnages et leurs découvertes soient plausibles. C’est pourquoi j’ai choisi d’insérer des faits réels et vérifiables (Histoire, géologie, archéologie, géographie etc…) au cœur de mon imaginaire. L’histoire est totalement déjantée et je le revendique, mais n’en dirai pas d’avantage afin de conserver le suspense pour mes potentiels futurs lecteurs.Pourquoi avoir écrit ce livre aussi ? Parce que je pense qu’il interroge sur l’avenir de l’Homme en explorant un passé énigmatique qui pourrait être différent de celui qu’on croit. Parce qu’il relativise la place de l’Humain dans l’immense Histoire de la Terre et le questionne sur sa relation avec la Nature.

Je sais que je me suis parfois un peu étendue sur des explications scientifiques, mais j’avais à cœur de conduire des recherches honnêtes pour que la quête de mes personnages soit concevable, bâtie sur des bases authentiques et vérifiables. La Science nous réserve toujours des surprises et se construit au gré des nouvelles découvertes. Qui sait si, dans un futur proche ou lointain, de nouveaux indices encore bien cachés, ne nous révéleront pas des vérités que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd’hui…

Quels sont les retours de lecteurs que vous avez eus ?

J’en ai eu peu, car je n’ai pas beaucoup vendu d’ouvrages, hélas. Mais les retours sont plutôt sympathiques puisqu’on me demande quand le Tome 2 sortira. On aime justement cet aspect « imaginaire » qui émerge d’une vraie base de recherche historique et scientifique, qui fait réfléchir et fait dire « et pourquoi pas après tout ? ».

Avez-vous des projets à nous annoncer prochainement ?

Ecrire bien sûr. J’ai deux livres sur le feu : la suite des Gardiens du Sceau, qui s’intitule « Le Sceau d’Atlasia », et un nouveau (encore un style différent, puisque ce sera plus « psychologique ») intitulé « Instant d’Eternité ». Un autre projet est de créer ma propre association, dont le nom est déjà trouvé puisque c’est celui de mon site internet : « des mots pour 1 don » avec laquelle je souhaite réunir des artistes indépendants (auteurs tout d’abord, photographes, peintres, graphistes etc…) qui présenteront leurs œuvres lors d’événements (expositions, Salons, ateliers etc…) mais toujours dans un esprit caritatif.

Avant de terminer le dernier mot que vous souhaiteriez dire à vos lecteurs ?

Ecrire est un bonheur, être lu en est un aussi, en plus d’être un honneur. J’ai toujours le trac en pensant que mon livre est peut-être entre les mains de quelqu’un. Mais c’est une belle aventure et je ne voudrais pas l’échanger.

Si je parviens à apporter du rêve à mes lecteurs, s’ils prennent du plaisir à lire mes livres et qu’ils ont envie de me suivre dans d’autres aventures, alors je serai comblée. Car je ne vis pas de l’écriture, j’ai un autre métier qui m’occupe à temps plein.

Mais cette passion des mots est ce qui me fait vivre vraiment, parce que mon propre rêve peut se réaliser grâce à mes lecteurs : aider les gens qui agissent pour la planète.

Dominique Guenin, je vous remercie d’avoir accepté de répondre à mes questions et à bientôt.

Un grand merci à vous Florian de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer.

 

 

Florian Allain

Mon nom est Florian Allain, je suis chroniqueur, interviewer, blogueur. Administrateur du groupe Facebook: "Auteurs, Blogueurs et Lecteurs: Même passion"

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