Échange avec: Rebecca Greenberg / Auteure / Blogueuse et correctrice Littéraire

L'auteure

 

Pour cette nouvelle interview littéraire sur le site « Les lectures de Florian Allain » je vous présente Rebecca GREENBERG auteure indépendante chez Amazon, correctrice littéraire et blogueuse.

Son 1er roman « Le fil d’argent » est un texte puissant qui oscille entre le passé et le présent. Il aurait pris forme dans son esprit d’abord, puis ensuite sur le papier. Il lui aura fallu 2 ans pour l’achever, après de nombreuses recherches historiques et scientifiques, ainsi que pas mal de nuits blanches…

Je vous invite à découvrir cette sympathique auteure grâce à cet échange que j’ai le plaisir, chers lecteurs, de partager avec vous !

Interview

Bonjour Rebecca, merci de m’accorder cet entretien et voilà enfin mes questions.

D’abord, dis-nous qui est Rebecca Greenberg ?

Avant tout : une épouse, une mère de famille nombreuse et une (jeune) grand-mère comblée. La famille a toujours été ma priorité. Accessoirement, et parce que les enfants ont grandi, je me consacre à mes autres passions que sont l’écriture et la lecture. Les corrections sont un peu la combinaison des deux…

Après des études pour devenir metteur en scène, il paraît que tu as eu la chance de pouvoir rencontrer des acteurs célèbres ?

Je vois que tu es bien renseigné… ! LOL. En fait, je voulais être réalisatrice, scénariste et monteuse. Donc, oui, pour valider mes études de cinéma, il fallait faire 3 stages professionnels. C’était en 1991, j’avais 20 ans. Je précise que je ne connaissais absolument personne du milieu… et que je ne savais pas du tout comment m’y prendre. Or, il se trouve que mes grands-parents étaient voisins de palier avec les grands-parents de Gérard Jugnot. Ma chère grand-mère n’a pas hésité à transmettre l’info à sa chère voisine, qui en a aussitôt référé à son cher petit-fils…

Moi, je ne me faisais évidemment aucune illusion sur tout ça. Jusqu’au jour où je reçois un coup fil de monsieur Jugnot en personne qui me demande si je cherche bien un stage et qui me propose de participer au tournage de son film en cours de réalisation !! Aussi simplement que ça ! Et me voilà qui débarque sur le plateau pour deux semaines de pure féerie ! De là, j’ai fait la connaissance de cet homme incroyable de gentillesse, aussi sympa en vrai qu’à l’écran, puis de Richard Bohringer, Ticky Holgado, Victoria Abril…

J’ai aussi croisé Zabou lors d’une soirée et d’autres dont j’ai oublié les noms. Richard Bohringer m’a beaucoup impressionnée, un grand monsieur, lui aussi, un talent d’acteur incroyable et très humain (il m’a beaucoup parlé de sa fille Romane, qui avait mon âge et qui voulait se lancer à l’époque. Il se faisait du souci pour elle…).

Pour valider mon 2e stage, Jugnot m’a proposé de participer au montage (en studio) du film de son amie Josiane Balasko, et je me suis déniché une autre formation dans une boite spécialisée dans les sous-titrages. C’était juste incroyable !

Passionnée par les livres de Stephen King, tu as écrit quelques scripts… Explique-nous !

C’était pour mon cours d’écriture de scénario, toujours durant mes études. Nous devions choisir des nouvelles (de n’importe quel auteur) et en écrire le script d’adaptation à l’écran (décor, cadrage, dialogues…). J’avais évidemment choisi des nouvelles du King, mon auteur préféré. Et comme c’était un travail personnel, j’ai parfois osé changer la fin de l’histoire à ma sauce…

Quels sont les autres auteurs qui peuvent t’inspirer aujourd’hui ?

J’essaye toujours d’écrire sans imiter personne, selon mon propre style et pour dire ce qui me tient à cœur. Mais il est évident que des auteurs comme Stephen King, Steinbeck ou Luca Tahtieazym suscitent mon admiration par leur talent immense et me donnent envie de coucher des mots, moi aussi (même si je sais pertinemment que je ne leur arrive pas à la cheville !) Les lire est toujours pour moi un émerveillement total.

Tu as dit que c’est la saga « Harry Potter » qui t’a redonné l’envie de devenir auteure… Raconte-nous !

Oui, alors voilà. Pendant toute mon adolescence, j’ai noirci des cahiers pour épancher mon âme, c’était le seul moyen que j’avais trouvé pour apaiser un tant soit peu mon cœur à vif, sans intention aucune de publier. Pour autant, j’ai bien senti qu’il se passait quelque chose de magique lorsque j’écrivais… À quinze ans, j’ai écrit un roman avec ma meilleure amie, ce qui fut une expérience intense. Créer une histoire, voir les mots couler sur le papier et donner vie à des personnages a été quelque chose d’incroyable ! Mais nous n’avons pas tenté de le faire publier – peut-être ce manuscrit était-il un peu trop personnel…

Lorsque j’ai rencontré mon âme sœur, je n’ai plus éprouvé le besoin d’écrire. Puis, j’ai élevé sept enfants assez rapprochés en âge, qui occupaient tout mon temps et toutes mes pensées. Je croyais sincèrement que l’écriture avait été une activité – salutaire – de jeunesse. Puis Harry Potter est tombé entre mes mains… ça a été un grand chambardement. Quelque chose s’est réveillé en moi, l’envie, le besoin de mettre en mots tout ce qui bouillonnait à l’intérieur.

J’ai surtout été subjuguée par la façon dont J.K.Rowling avait construit son intrigue, du début à la fin, et bien sûr sa capacité à captiver le lecteur. Dès que j’ai eu fini la saga, j’ai voulu replonger dans les œuvres de Stephen King, redécouvrir la littérature avec un nouveau regard, plus mature. Je me suis mise à dévorer les livres (moi qui les détestais étant plus jeune, à cause d’une légère dyslexie)… L’écriture a suivi tout naturellement, car au fond, cette passion ne m’avait jamais quittée, elle avait juste sommeillé durant toutes ces années.

Quant à devenir « auteure », ce n’était pas vraiment dans mes projets, car je doutais énormément de l’intérêt et surtout de la qualité de mes écrits.

Pourrais-tu écrire des livres du même genre à ton tour ?

Je ne pense pas écrire un jour un roman de jeunesse ou de Fantasy. Mais qui sait… Il ne faut jamais dire jamais…

Tu as voyagé dans le monde pour tes études, aurais-tu aimé toi aussi, aller étudier à Poudlard ?

J’ai juste passé 2 ans en Afrique, au Cameroun (de 18 à 20 ans), ce qui a été une expérience très enrichissante ! Mais oui, j’aurais aimé étudier à Poudlard. Il y a toujours eu, je crois, un peu de magie en moi… Le monde des Moldus m’a souvent paru un peu fade, pour ne pas dire rébarbatif…

Tu as écrit ton premier roman « Le fil d’argent » en auto-édition sur Amazon après 2 ans de travail, peux-tu nous en parler ?

J’ai achevé le premier jet au bout de 2 ans, mais il m’a fallu encore 2 autres années de relectures et réécriture pour aboutir à la version finale. J’ai ensuite tenté les maisons d’édition, mais j’ai obtenu 12 refus. J’aurais pu abandonner, mais j’ai découvert « par hasard » les livres de Luca Tahtieazym et vécu mon second chambardement…

Je suis entrée en contact avec lui par mail pour lui dire à quel point j’admirais sa plume et lui demander quelques renseignements et conseils. C’est lui qui m’a poussée et convaincue de me lancer dans l’auto-édition sur Amazon. Je ne le remercierai jamais assez pour cela. Tout s’est enchaîné assez vite, il m’a aiguillée vers Matthieu Biasotto qui a réalisé la superbe couverture et que je ne remercierai jamais assez également. La suite a été un conte de fées.

Quels sont les retours que tu as pu avoir jusqu’à ce jour ?

Des retours auxquels je n’aurais jamais songé même dans mes rêves les plus fous…

En parlant de retours, j’en ai vu énormément concernant la couverture réalisée par un artiste et qui, je l’avoue, est très belle. Peux-tu nous en dire plus à son sujet ?

Malheureusement pour les auteurs indépendants, Matthieu a arrêté de faire des couvertures pour se consacrer pleinement à l’écriture. C’est un graphiste-peintre exceptionnellement talentueux, d’une patience d’ange et d’une gentillesse hors-norme. Travailler avec lui a été merveilleux. Il a suffi que je lui explique ce que j’avais en tête pour qu’il le réalise à la perfection. C’était totalement dingue ! Le résultat était au-delà de mes attentes et je suis tout à fait consciente que le succès du livre doit beaucoup à cette sublime couverture.

Tu n’es pas qu’auteure, car les gens te connaissent aussi en tant que correctrice indépendante et blogueuse. Peux-tu nous parler de ces 2 activités livresques ?

J’ai commencé le blog dans un moment de grosse déprime, après les nombreux refus d’éditeurs. J’avais besoin de partager mon expérience, mes peurs, mes doutes, et mon parcours de combattant pour publier mon livre. Cela me permettait aussi de continuer à écrire, car l’écriture était devenue un réel besoin. Être lue et échanger avec des « inconnus » était tout nouveau pour moi. Ensuite, sous l’impulsion de Luca, il y a eu Facebook et Instagram (il me disait « tu ne pourras pas y échapper si tu veux publier ton bouquin »)…

De nouvelles rencontres et de nouvelles découvertes littéraires qui m’ont donné envie de m’investir sur des textes autres que les miens. Aujourd’hui, la correction de manuscrits d’auteurs indépendants est mon activité principale et m’apporte un réel épanouissement personnel. J’adore collaborer sur un projet, échanger avec les auteurs, sublimer leurs écrits, partager cette passion commune.

Si tu devais ne garder qu’une seule casquette, laquelle choisirais-tu et pourquoi ?

Si l’inspiration coulait à flots et si j’avais la possibilité de m’isoler pendant des heures, je choisirais d’être auteure… C’est encore ce qui m’apporte le plus de plénitude. Un bonheur parfait.

Justement, comment vois-tu ces métiers à l’avenir ?

Pour être franche, avec la crise que nous traversons, j’ai du mal à rester optimiste en ce qui concerne l’édition actuelle (qu’elle soit classique ou indépendante)… Mais je pense que de nouvelles filières vont se développer, que de nouveaux moyens vont se mettre en place pour les auteurs, même si j’ignore encore lesquels.

Enfin, as-tu des projets en cours ou à venir prochainement que tu aimerais partager avec nous ?

Eh bien, je planche sur mon 2e roman, quand l’inspiration et le temps me le permettent. Encore un mélange de genres… De l’historique, du fantastique mais avec une part de psychologie plus importante que pour « Le Fil d’Argent ». Archéologie, Égyptologie, les années 1900, le stress post-traumatique, la vie en maison de retraite, le deuil seront des thèmes importants de l’histoire. Les grandes lignes de l’intrigue sont déjà tracées dans mon esprit, les détails viendront au fur et à mesure. Y a plus qu’à !

Que souhaites-tu dire à tes actuels et futurs lecteurs ?

Que je les aime !!! Que je les remercie de me faire confiance et de prendre le temps de me lire. Que j’espère réussir à les toucher, à les faire réfléchir aussi… Que je leur souhaite une vie lumineuse malgré les épreuves, et surtout pleine de sens.

Rebecca, merci beaucoup pour cet échange. Tu es quelqu’un de simple qui fait beaucoup pour les auteurs et le fait sincèrement et de nos jours c’est rare. Ce fut un plaisir et espère te rencontrer prochainement. Prends soin de toi et à bientôt !

Merci à toi Florian ! Pour tout ce que tu fais pour les auteurs et leurs écrits.

Photos

Le livre

 

Le Fil d’Argent” de Rebecca Greenberg

Auto-éditée

Sortie Août 2018

Florian Allain

Florian Allain - Chroniqueur, interviewer, blogueur. Administrateur du groupe Facebook: "Auteurs, Blogueurs et Lecteurs: Même passion"

Cet article a 11 commentaires

  1. Rebecca Greenberg

    Oups, je me rends compte que j’ai été une vraie pipelette… Ah ah c’est que j’étais en bonne compagnie! 😉 Merci infiniment pour cet entretien, j’ai beaucoup apprécié tes questions et cela m’a permis de replonger quelques années en arrière… Merci chers abonnés et lecteurs passionnés de votre intérêt. Prenez soin de vous, surtout! 😊

    1. Merci pour cet agréable moment et ravi d’avoir pu échanger avec toi ! Prends bien soin de toi 😉

      1. Nicole Thomas Auteure

        Oh…Rebecca un peu plus de toi ! Quel plaisir ! Merci pour cette interview. Tu es un Être à découvrir par le plus grand nombre, à vous de découvrir aussi l’auteure…oui, il faut avoir lu «  Le fil d’argent «  ! Un must ! Pour ma part j’ai eu la chance d’avoir été supervisée par Rebecca pour mon roman, mais l’échange ne s’est pas réduit qu’à cela, elle a été un précieux guide pour la suite… formatages divers, publication, et entrée (timide) dans ce monde de l’auto-édition…une belle personne à la conscience élargie, à mon sens, et qui sait lire ce qui se glisse derrière les mots aussi bien que les mots eux-mêmes.Un chaleureux Merci, un de plus Rebecca ! Merci Florian pour l’interview …

    1. Rebecca Greenberg

      🥰😘

  2. Helloooo ! J’ai adoré te découvrir à travers ce portrait.
    Bonne continuation.

    Caroline Allard

    1. Rebecca Greenberg

      Merci Caroline! Bonne route à toi également! 🙂

  3. Val Green

    C’est vraiment encourageant de lire des témoignages comme celui de Rebecca!
    Quel bel exemple de vie et de passion elle nous donne là ! Ça donne envie de se lancer 😉 !
    Merci de cette initiative à Florian!

    1. Rebecca Greenberg

      Merci ma Val!!! <3 <3 <3

  4. Flore Cherel

    Merci beaucoup pour cette interview. C’est un réel plaisir de connaître un peu plus Rebecca que je suis sur les RS. J’espère un jour prochain pouvoir travailler avec elle.

    1. Rebecca Greenberg

      Rhoooooo !!! Mais avec plaisir, si je peux… 😀 Merci de votre message, Flore.

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